a large clock tower towering over a city

Marrakech en novembre : le Festival du film, entre tapis rouge et douceur ocre

Photo: Desert Morocco Adventure / Unsplash (Unsplash License)

Il y a quelque chose d'un peu irréel à voir des stars descendre d'une limousine devant le Palais des Congrès pendant que, deux rues plus loin, un vendeur de jus d'orange interpelle les passants sur la Jemaa el-Fna. C'est exactement ce contraste qui fait le charme du Festival International du Film de Marrakech, dont la 23e édition se tient du 13 au 21 novembre 2026. Un rendez-vous où le glamour cannois croise l'agitation des souks — et où, pour une fois, le cinéma marocain et africain occupe autant l'écran que les productions occidentales.

Le festival, sans la carte de presse

Bonne nouvelle : contrairement à Cannes, Marrakech reste accessible au public. Les projections au Palais des Congrès et au cinéma Colisée sont ouvertes, souvent gratuites ou à prix modique, et il suffit de retirer ses billets à l'avance. Le vrai spectacle populaire, c'est la Jemaa el-Fna : chaque soir, un écran géant y diffuse des films devant des milliers de spectateurs, familles marocaines et voyageurs mêlés. On y voit aussi bien un classique restauré qu'un blockbuster, dans une ambiance de plein air incomparable.

Guettez la section « Onzième Continent », dédiée aux films audacieux et aux jeunes cinéastes : c'est là qu'on fait les découvertes dont on parlera dans deux ans. Et les hommages rendus aux grandes figures du 7e art valent souvent le déplacement à eux seuls.

Pourquoi novembre est le bon moment

Le timing du festival n'a rien d'un hasard. En novembre, Marrakech respire enfin : 22 à 24 °C en journée, des soirées fraîches où une veste devient nécessaire, et une lumière rasante qui fait virer les remparts au rouge sang en fin d'après-midi. Fini l'étuve estivale — c'est la saison idéale pour arpenter la ville à pied.

Profitez-en pour lever le nez du programme :

  • Le Jardin Majorelle et le musée Yves Saint Laurent, apaisants et à taille humaine, parfaits en matinée.
  • Les tombeaux saadiens et le palais de la Bahia, pour saisir le raffinement de l'art marocain.
  • Le quartier de Sidi Ghanem, plus contemporain, avec ses concept-stores et ses cafés de créateurs.

Où dormir, où manger

Pour vivre le festival dans son ambiance, logez dans un riad de la médina : patios silencieux, terrasses sur les toits, et le muezzin comme réveil. Comptez toutefois quinze bonnes minutes de taxi jusqu'au Palais des Congrès, situé dans la ville nouvelle (Guéliz). Ceux qui privilégient le confort et la proximité des projections choisiront plutôt un hôtel de l'Hivernage.

Côté table, alternez : un tajine d'agneau aux pruneaux dans un restaurant de la médina, puis une adresse plus branchée à Guéliz, où la scène gastronomique marocaine se réinvente. Réservez tôt pendant le festival, les meilleures tables se remplissent vite.

Un conseil pour finir : ne cherchez pas à tout voir. Deux films par jour, une longue flânerie, un thé à la menthe sur une terrasse au coucher du soleil — c'est le vrai rythme de Marrakech en novembre.

Marrakech en novembre : le Festival du film, entre tapis rouge et douceur ocre