Nice en arrière-saison : la Riviera se vit mieux après le 15 septembre
Photo: Antoine Gravier / Unsplash (Unsplash License)
Il y a un moment, chaque année, où Nice cesse de jouer pour les cartes postales et redevient une ville qui respire. C'est à la mi-septembre, quand les valises des vacanciers d'été s'en vont et que la Promenade des Anglais retrouve ses habitués : les nageurs matinaux, les joueurs de pétanque, les retraités qui refont le monde sur les chaises bleues. La mer, elle, garde encore la chaleur d'août. C'est probablement la meilleure période pour venir.
Se baigner sans jouer des coudes
En septembre et début octobre, la Méditerranée avoisine souvent les 23-24 °C. Les galets de la baie des Anges se dégagent, et l'on peut poser sa serviette sans négociation. Poussez plutôt vers l'est : la plage de la Réserve, sous Rauba-Capeu, ou les criques de Villefranche-sur-Mer, à dix minutes en train. Le petit train du littoral vers Menton coûte quelques euros et longe une côte que peu de photos rendent justice.
Le matin, le marché du cours Saleya bat son plein sans la cohue estivale. Un pan-bagnat, une part de socca sortie du four à bois chez Chez Pipo, et vous avez déjeuné comme un Niçois — pour le prix d'un café à Paris.
Les vendanges dans l'arrière-pays
C'est le secret de la saison. À moins d'une heure de la mer, les collines de Bellet — l'une des plus petites appellations de France, nichée sur les hauteurs ouest de Nice — entrent en vendanges. Une poignée de domaines familiaux (Château de Bellet, Clos Saint-Vincent) accueillent les visiteurs pour des dégustations où l'on goûte des blancs de rolle vifs et des rouges de folle noire qu'on ne trouve nulle part ailleurs. Réservez, ce sont de petites structures.
Plus loin, la Fête des Vendanges de la Riviera anime villages perchés et places de l'arrière-pays niçois : pressoirs en action, tables partagées, musique. Louez une voiture pour une journée et enchaînez Saint-Paul-de-Vence, Tourrettes-sur-Loup et ses ruelles à l'ombre, puis un repas en terrasse à Vence. La lumière d'octobre y est plus douce, dorée, faite pour les photos et les longues fins de journée.
Concrètement
- Le vol : la liaison directe depuis Tel-Aviv met Nice à environ quatre heures. Un aéroport en bord de mer, un tram jusqu'au centre en vingt minutes — l'arrivée est d'une simplicité rare.
- Où dormir : le quartier du Port ou celui de la Libération sont plus vivants et moins chers que le front de mer, tout en restant à pied de la vieille ville.
- Quand exactement : visez la dernière quinzaine de septembre pour cumuler mer chaude et vendanges ; début octobre pour la tranquillité et les tarifs qui baissent.
Nice en pleine saison, c'est une belle ville bondée. Nice en arrière-saison, c'est une belle ville, tout court. Venez maintenant.