Serene beach at sunset with a cloud and distant city.

Nice en fin d'été : la Riviera avant le calme de septembre

Photo: Henry Möllers / Unsplash (Unsplash License)

Il y a deux Nice entre août et septembre. Celle de plein été, bruyante et solaire, où la Promenade des Anglais vibre jusque tard dans la nuit. Et celle de la mi-septembre, quand la mer reste à 24 degrés mais que les terrasses se dégonflent enfin. Si vous atterrissez direct de Tel-Aviv (deux heures et quelque, à peine le temps d'un film), voici comment attraper le meilleur des deux.

Les plages, sans l'illusion romantique

Disons-le franchement : les plages de Nice sont en galets. Prévoyez des sandales de bain, votre dos vous remerciera. En plein mois d'août, visez tôt le matin ou après 17h pour les plages publiques comme Beau Rivage ou Castel, à l'abri du vent et de la foule. Pour souffler, prenez le bus 100 vers Villefranche-sur-Mer : une baie ronde, une eau plus calme, et l'impression d'avoir quitté la ville sans effort.

Dès la première semaine de septembre, tout change. Les familles repartent, les prix des transats baissent, et l'on nage presque seul au coucher du soleil. C'est, pour beaucoup d'habitués, la vraie saison de la Côte d'Azur.

Marchés provençaux et premières vendanges

Le cœur battant du Vieux-Nice reste le marché du cours Saleya. Le matin, on y trouve tomates cœur-de-bœuf, courgettes fleur, olives de Nice et cette socca dorée qu'on mange debout, brûlante, sur un coin de comptoir. Arrivez avant 10h : après, c'est la cohue.

Fin septembre, l'arrière-pays entre en vendanges. Louez une voiture une journée et montez vers Bellet, l'un des plus petits vignobles de France, à quinze minutes seulement des collines niçoises. Quelques domaines familiaux ouvrent leurs portes pour la récolte ; on y goûte des rosés et des rouges qu'on ne trouve nulle part ailleurs, parce que la production tient sur quelques dizaines d'hectares. Réservez à l'avance, ce sont de petites exploitations.

Où manger sans tomber dans le piège à touristes

Fuyez les menus à photos de la rue Sainte-Réparate. Cherchez plutôt les tables où l'on sert la vraie cuisine niçoise :

  • La pissaladière : tarte à l'oignon fondant, anchois et olives noires.
  • Les petits farcis : légumes du marché garnis, à partager.
  • La daube niçoise, si le soir se rafraîchit un peu.

Un conseil : demandez un pichet de blanc de Bellet, il accompagne parfaitement tout ça.

Le bon timing

Pour un séjour équilibré, la fenêtre idéale se situe entre le 5 et le 25 septembre : mer chaude, lumière douce, terrasses respirables, et les premières animations autour des vendanges. Août reste magnifique mais assumez la foule et réservez logement et location de voiture très tôt.

Depuis Tel-Aviv, les vols directs rendent l'escapade presque évidente : partez un jeudi soir, et vous dînez face à la Méditerranée le lendemain midi. La Riviera n'a jamais été aussi proche.