a body of water with a walkway and a railing by it

Nice en septembre : la Côte d'Azur au meilleur de l'arrière-saison

Photo: CHRISTOPHE PERRIER / Unsplash (Unsplash License)

Il y a un moment précis, chaque année, où Nice cesse d'appartenir aux touristes pour redevenir une ville qui vit à son rythme. C'est la fin septembre. Les familles sont reparties, les prix des vols et des hôtels ont fondu, mais la mer reste à 23 ou 24 degrés et le soleil garde cette douceur dorée qu'on ne trouve qu'à l'arrière-saison. Si vous décollez de Tel-Aviv en vol direct vers Nice entre le 19 et le 27 septembre 2026, vous arrivez au meilleur moment.

Pourquoi maintenant plutôt qu'en août

L'été sur la Côte d'Azur, c'est magnifique sur les photos et épuisant dans la vraie vie : plages bondées, terrasses prises d'assaut, addition qui grimpe. Fin septembre inverse l'équation. La Promenade des Anglais respire, on trouve une place sans réserver trois semaines à l'avance, et l'eau est souvent plus chaude qu'en juin.

C'est aussi la saison des vendanges dans l'arrière-pays, et Nice en profite. Autour du 21 septembre, la ville et les villages voisins organisent la Fête des Vendanges : dégustations, marchés de producteurs, musique dans les rues. On ne parle pas d'un grand vignoble comme le Bordelais, mais de petites appellations locales — Bellet, notamment, l'un des plus petits vignobles de France, niché sur les collines au-dessus de la ville.

Le vignoble caché de Bellet

Peu de visiteurs savent qu'on produit du vin à Nice même. Les domaines de Bellet se trouvent à vingt minutes du centre, entre oliviers et villas. Réservez une visite dans un domaine familial : vous goûterez des blancs à base de rolle et des rouges de folle noire, des cépages qu'on ne trouve quasiment nulle part ailleurs. La vue sur la mer depuis les rangs de vigne vaut à elle seule le déplacement.

Manger comme un Niçois

La cuisine locale est méditerranéenne, généreuse et sans chichi — proche des saveurs que beaucoup de voyageurs francophones connaissent déjà.

  • La socca : galette de pois chiche cuite au feu de bois, à manger brûlante debout au marché du Cours Saleya.
  • La pissaladière : tarte à l'oignon confit, un régal de fin de matinée.
  • Les petits farcis et la salade niçoise, la vraie, sans pomme de terre ni haricots cuits.

Pour l'ambiance, filez dans le Vieux-Nice en début de soirée, quand les ruelles se remplissent de monde et que les bars à vin sortent les tables.

Au-delà de la ville

Avec une semaine, prenez le train de la côte, pratique et bon marché. Villefranche-sur-Mer pour sa baie parfaite, Menton pour ses jardins et ses ruelles jaunes, et l'incontournable escapade vers Èze perché au-dessus de la Méditerranée.

Mon conseil

Ne bourrez pas votre programme. Nice en septembre se savoure lentement : un bain matinal, un marché, un verre de Bellet en terrasse. C'est exactement le genre de voyage où le fait de ne rien faire d'exceptionnel devient le vrai luxe.